Aménagement paysager rustique

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Sur la rue Charlemange, tout près de la rue Mason, dans Rosemont. Ici pas de "petits animaux" à protéger des voleus. A moins qu'on ne les ait déjà volé. Que des fleurs et une cloture.

Deux rue plus loin, une affiche menaçante, manuscrite sur un morceau de carton et coincée sous l'essuie-glace: "parck toé dans ta rue calis".Voisinage haute tension.

"Colorez Colorés" : Madame Cora paint-ballée*

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L'affiche "Colorés" a été "couleurée" par des rustres, sans aucune préoccupation esthétique. Le vert utiliser pour lui poivrer l'oeil droit n'est vraiment pas complémentaire avec celui du logo. Des amateurs! Le maire Labeaume, grand esthète devant le seigneur, ne doit pas être très content. Mais faut dire que les shots roses font très bien l'affaire parzemp.

* Pour bien voir l'effet "paint-ball" il faut agrandir la photo en cliquant dessus. Localisation: sur le boul Père-Lelièvre, près du pont piétonier qui donne accès au sentier pédestre le long de la rivière Saint-Charles à Québec,

Lamère et Lepère en ce jour de fête des mères*

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
 
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.
 
Le père, quoique père, est resté Lamère,  mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il  est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.
 
Aucun des deux n'est maire.
N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc  pas d'impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur  Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
 
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du  bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
 
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y  perd !"

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*Ce petit texte m'a été transmis par Réal que je remercie. Il aurait été trouvé dans un vieil almanach, selon la source. Mais je n'en sais pas plus. Si quelqu'un connaît la source exacte, j'aimerais bien en être informé, en commentaire ou par courriel.

"Seule la mer" - Table et matièrre

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L'image n'est pas de moi, mais tirée de
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Ce long poème, publié en quatre billets ("Seule la mer" 2, 3, 4) est en fait la table de matière du roman de Amos Oz, Seule la mer. Assez surprenant qu'une table de matière puisse se confondre avec un poème. C'est que ce livre est tout à fait  inhabituel. "Roman", peut-on lire sur la page titre. Mais "roman" ne dit pas tout. On aurait pu y mettre "poèmes", "nouvelles", "autobiographie", "mémoires".
Un peu comme lorsqu'on lit les poèmes de Pierre Demers de La Chambre Noire, par exemple. On se rend vite compte que ce ne sont pas vraiment des poèmes, malgré la forme et le titre et tous les autres symptômes que nous lance l'objet livre qu'on tient dans ses mains. Que des minis tranches de vie. Mais avec Oz ce qui est déroutant c'est que ces textes sont aussi effectivement des poèmes. Même des poèmes de génie.

Ce qui frappe surtout c'est que l'ensemble se tient! Comme un vitrail. A la fin de la lecture on se surprend à avoir une image claire de ce qui vient de se passer et pas qu'un kaléidoscope de couleurs et de formes. Un vrai géni du jeu des mots.Moi je lui donne le Nobel demain matin, sans confession.

Je regrette seulement de ne pouvoir le lire en Hébreux.